Bonsoir à tous, je me permets de venir ajouter une petite pierre (un galet, que dis-je, un grain de sable) à l'édifice des "fan arts".
Je m'explique tout d'abord: j'ai écrit mon premier texte à 4 ans. Vous imaginez bien que c'était une comptine simpliste à souhaits, comme on peut en faire à 4 ans, quoi. Bref. A partir du CM1, j'avais systématiquement un carnet dans la poche, j'écrivais à chaque récréation - encore une fois rien de bien évolué. A partir de la 2de, j'ai commencé à garder mes textes sur ordi, et à ce jour j'en suis à plus de 50, et actuellement je les revois tous une dernière fois avant de les envoyer à une maison d'édition.
J'ai commencé ce texte hier soir, sur un coup de tête à propos de quelque chose qui me tenait à coeur. Comme je n'avais pas envie de le finir hier soir, je l'ai enregistré sur mon bureau sous le nom provisoire de "Overload" en hommage et référence à Elyose bien sûr. L'ayant fini ce soir, j'ai décidé de garder Overload comme titre, qui correspondait assez à comment je résumerais la situation qui m'a inspiré ce poème.
Si le lien avec la musique d'Elyose ne se sent pas forcément à la lecture, il est en revanche très clair dans ma tête, je me permets donc de poster le texte ici...
N'hésitez pas à me faire des remarques ou critiques, s'il vous plait, ça m'aiderait beaucoup

Et je précise que le texte fera sans doute l'objet d'une correction et modification avant la fin des vacances.
Overload
Dans mon cœur de grenier les souvenirs s’emmêlent
La boîte de Pandore accueillant tes secrets
A nouveau délabrée devant moi apparaît
Comblée de croquis vains dont les mots s’amoncellent
Tout s’écrie dans ma tête et se tait dans mon corps
Tel un grand automate aux yeux vides et froids
Tous ces cris dans ma voix se vident dans l’effroi
Tout s’écrit et s’efface, tout se meurt et s’endort
Lorsque tu me montrais, des larmes sur la langue,
Et des cris de douleur tatoués sur tes yeux,
Tes fanes amoureuses, le tranchant des adieux,
J’enlaçais un peu plus ton petit cœur exsangue
Et puis je me détourne, je cherche l’exutoire
Mes mains sont décharnées, sans force et sans retour
Je ne puis rien tenter sans me perdre à mon tour
C’est toi qui as les cartes, toi qui prends le pouvoir
Et ces visages blêmes que tu me dévoiles
Sont tous si irréels et pleins d’incohérence
Ma carapace blanche et mes doigts d’insistance
Se craquèlent se comblent de nuits et d’étoiles
Et ce millier d’éclats qui glisse sous ma peau
M’allonge en pleurs, en sang, gisant dans ton aura
Et si je ne peux pas m’évader dans tes bras
Je me veux pétrifié dans le froid de ton dos
Je dois fuir, je le sais, replonger dans le gouffre
Ou une autre tristesse émiettera mon cœur
Et si la solitude a des yeux de malheur
Sa présence connue rassure qui en souffre
Dans mon cœur d’ancien temps les souvenirs s’épuisent
S’enfuir ou résister, rien ne sauvait ce choix
Quand tu me présentais, des larmes sur les doigts,
Tes rêves emperlés et ta vie indécise